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Praetor pour les notaires : avis et alternative

Praetor est un logiciel installé sur chaque poste qui collecte, organise et analyse des pièces pour préparer le travail notarial. Mibba couvre un périmètre plus large : branché sur le logiciel métier, la boîte mail et les documents, il fait avancer les dossiers, connaît chaque client et transforme cette connaissance en opportunités de conseil.

Praetor est un logiciel installé sur chaque ordinateur équipé. Il collecte des informations publiques, organise les pièces, analyse des documents et prépare certaines parties d’actes.

Transparence : cette page est écrite par Mibba, un produit concurrent. Elle s’appuie uniquement sur la page d’accueil et les conditions générales d’utilisation de Praetor, consultées le 25 août 2026. Pour cette comparaison, une fonction absente de ces pages est considérée comme indisponible.

La page d’accueil annonce la destruction rapide des fichiers générés. Les CGU mentionnent aussi des données chiffrées au repos, des sous-traitants d’hébergement et une suppression après la fin du contrat. Demandez donc le schéma des flux et les durées exactes pendant la démonstration.

Pour situer Praetor face aux autres approches, notre avis sur Primmo pour les notaires analyse un assistant intégré à Outlook et Word. Le comparatif des IA pour notaires confronte cinq solutions sur les mêmes critères.

Ce que Praetor documente

Praetor décrit sur sa page officielle un logiciel installé directement sur chaque poste, sans interface web distante ni identifiant à saisir à chaque ouverture. Ses CGU documentent notamment les fonctions suivantes.

  • Collecte et génération de pièces. Les CGU citent les documents LCB-FT ainsi que la récupération d’informations issues de bases publiques comme ERRIAL, BASIAS, Géorisques et le cadastre.
  • Organisation documentaire. Praetor annonce le renommage de fichiers, le découpage de compromis issus de Modelo et la conversion de formats.
  • Analyse et préparation des actes. Les CGU décrivent des rapports d’analyse de documents ainsi que l’extraction et la rédaction de parties obligatoires d’actes authentiques, par exemple l’origine de propriété. L’utilisateur reste responsable de vérifier l’exactitude et la pertinence des résultats générés.
  • Aide à la facturation et à la fiscalité. Ce périmètre est cité dans les CGU, sans démonstration publique détaillée des cas couverts.

Praetor indique également avoir fait réaliser trois audits de cybersécurité par des entreprises françaises. Le site ne publie toutefois ni les rapports, ni leur périmètre, ni leur date. La CNIL recommande de vérifier l’effectivité des garanties d’un sous-traitant, notamment au moyen d’audits : demandez ces éléments pendant l’évaluation pour distinguer l’existence d’un audit de ce qu’il couvre réellement.

Ce que Praetor couvre mieux que Mibba aujourd’hui

Le fonctionnement au poste est expliqué sans ambiguïté. L’étude sait que la licence est liée à un ordinateur et que le logiciel n’est pas une application web à laquelle on se connecte.

La promesse de minimisation est formulée de manière très forte. Praetor décrit sur sa page d’accueil la destruction rapide des fichiers générés. Les CGU ajoutent des dispositions sur les données au repos, l’hébergement et la fin de contrat ; une étude doit donc faire préciser le périmètre de la non-conservation. Mibba conserve les informations nécessaires à la mémoire des dossiers et des clients, avec des droits d’accès et une traçabilité : ce n’est pas le même objectif d’usage.

Les conditions commerciales essentielles sont publiques. L’unité de licence, l’absence d’engagement et l’usage illimité sont annoncés. Le prix n’est en revanche pas publié et la résiliation est soumise à un préavis de 30 jours selon les CGU.

L’accès est volontairement contrôlé. Praetor est annoncé comme accessible sur invitation, via une liste d’attente. Pour une étude qui privilégie une communauté fermée et un déploiement par poste, ce positionnement peut être cohérent.

Ce que Praetor ne documente pas

Dans cette comparaison, ces fonctions sont donc considérées comme indisponibles aujourd’hui :

  • la connexion au logiciel métier et à la boîte mail de l’étude ;
  • la reprise continue des dossiers et des e-mails sans nouvel import ;
  • une source ouvrable jusqu’au passage exact pour chaque réponse ;
  • la réunion des dossiers passés et présents d’un même client ;
  • la détection d’opportunités de conseil à partir de la base client ;
  • la gestion partagée des droits, des validations et des journaux à l’échelle de l’étude.

La démonstration doit aussi préciser quelles données quittent le poste, leur durée de conservation et le périmètre des audits de cybersécurité annoncés.

Ce que Mibba couvre et que Praetor ne documente pas

Mibba est le collaborateur numérique de l’étude notariale. Branché sur le logiciel métier, la boîte mail et les documents, il connaît chaque client et chaque dossier, puis prépare le travail pour que l’équipe n’ait plus qu’à vérifier et valider.

Il fait avancer les dossiers. Mibba relie les pièces et les e-mails à l’état réel de l’affaire, signale ce qui bloque et prépare la prochaine action.

Il développe l’étude. Sa mémoire réunit les dossiers passés et présents d’un même client pour préparer un audit patrimonial ou faire remonter une opportunité de conseil ciblée.

Il garde le risque sous contrôle. Chaque information renvoie à sa source et rien ne part sans validation humaine. Les données sont hébergées en France et ne servent pas à entraîner un modèle.

Jeudi 16 juillet

Vos priorités

2 actions attendent votre validation

Vente Martin / Roche

Projet de mail prêt

À valider

Succession Bernard

Relance d’état civil

À valider
Opportunité de conseil

Audit patrimonial, famille Bernard

À proposer à la clôture de la succession.

Dans Mibba, l’équipe pilote les dossiers à faire avancer, les actions à valider et les opportunités de conseil depuis une même vue.

Praetor répond à un besoin d’assistance documentaire sur un poste. Mibba devient le collaborateur transversal de l’étude, connecté à toute sa connaissance et orienté vers la prochaine action.

Comment comparer Praetor et Mibba sur les mêmes dossiers

Préparez trois essais courts, avec les mêmes pièces et les mêmes questions.

  1. Un dossier actif. Demandez ce qui manque, ce qui bloque et la prochaine action à examiner.
  2. Une information contestable. Ouvrez la source exacte de la réponse et vérifiez la gestion d’une contradiction entre deux documents.
  3. Un ancien client. Demandez de reconstituer les dossiers et les éléments patrimoniaux connus, puis observez ce qui doit être importé de nouveau.

Ajoutez un contrôle d’exploitation : retrait d’un poste, révocation d’un accès, durée des journaux, suppression des données et procédure en cas d’incident. La CNIL rappelle qu’un traitement par IA doit être documenté et proportionné au risque ; l’absence de conservation et la mémoire persistante demandent toutes deux des preuves adaptées à leur architecture.

Questions fréquentes

Praetor est-il un logiciel pour notaires ?

Oui. Son site le présente comme un logiciel conçu par un notaire pour les études notariales et installé sur chaque ordinateur équipé.

Praetor conserve-t-il les données de l’étude ?

La page d’accueil affirme que Praetor ne conserve aucune donnée client et détruit les fichiers générés quelques secondes après leur envoi. Ses CGU mentionnent néanmoins le chiffrement de données au repos, de possibles sous-traitants d’hébergement et l’export ou la suppression de données sur les serveurs de l’éditeur à la fin du contrat. Demandez quelles données sont concernées, où elles transitent et combien de temps elles persistent.

Combien coûte Praetor ?

Le prix n’est pas publié sur la page consultée. Praetor annonce une licence mensuelle par ordinateur, sans engagement, avec un usage illimité et sans facturation au clic. Les CGU prévoient un préavis de 30 jours pour la résiliation.

Praetor est-il agréé par le Conseil supérieur du notariat ?

Praetor indique avoir été présenté au Conseil supérieur du notariat et précise qu’aucun agrément n’est requis pour ce type de logiciel. Demandez à l’éditeur les éléments présentés et les règles applicables à votre propre infrastructure.

Praetor ou Mibba : lequel choisir ?

Choisissez Praetor pour une assistance documentaire installée sur un poste. Choisissez Mibba si vous voulez un collaborateur transversal qui relie logiciel métier, e-mails et documents, fait avancer les dossiers et transforme la connaissance client en opportunités de conseil. Testez les deux sur un dossier actif et un ancien client.

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